Il Coro Piccolo

Choeur & Orchestre en région nantaise

Novembre 2018 : Joshua, oratorio en 3 actes de Georges Frédéric Haendel

Né en Allemagne en 1685 (la même année que Bach et Scarlatti), Haendel n'est pas issu d'une famille de musiciens : il est le fils d'un notable de la ville, le chirurgien-barbier des électeurs de Brandebourg. En 1703, et après deux voyages initiatiques à Berlin, il s'installe à Hambourg, le cœur musical de l'Allemagne. Il se lie d'amitié avec le compositeur Johann Mattheson, avec lequel il forme un binôme des plus singuliers : Mattheson offre sa dramaturgie et sa passion musicale, et Haendel offre en retour sa maîtrise du contrepoint et son génie instrumental. Il écrit ses premiers opéras, sans doute un peu brouillons encore, mais avec lesquels il remporte un franc succès.

En 1706, il part pour Rome, où son talent lui ouvre les portes du grand monde de la cité papale. Il rencontre les compositeurs italiens de son temps : Corelli, Caldara, Scarlatti père et fils. Domenico Scarlatti, en particulier, qui a le même âge que lui et est réputé comme un claveciniste extraordinaire, reconnaît lui-même qu'Haendel le surpasse ! C'est à Rome qu'il écrit ses premiers chefs-d'œuvre de musique sacrée, puis, à Naples et à Venise, qu'il compose plusieurs opéras qui connaissent d'immenses succès. Haendel devient pour les italiens le caro Sassone, le « cher Saxon ».

Il quitte l'Italie en 1710 avec un prestige international, un carnet mondain bien rempli, puis part pour Londres en 1712 où il se fixe définitivement. Il y fonde une Académie royale de musique, qui lui permet d'organiser de nombreux opéras, et lui assure une fortune considérable. Créateur insatiable, Haendel écrit de très nombreux oratorios (dont il devient et demeure le maître incontesté), des cantates par centaines, de la musique de chambre, des odes, des concertos, des symphonies, des musiques de scène, ou encore d'innombrables pièces pour clavecin.

Haendel meurt en 1759, au sommet de sa gloire et de sa fortune, en laissant derrière lui 43 opéras, 30 oratorios, et des centaines d'heures de musique de toutes les formes et toutes les langues. Celui dont Beethoven disait, en brandissant ses œuvres complètes « Voici la vérité » demeure par la suite un maître pour Haydn, Mozart, Schumann, ou encore Liszt. Il fut l'un des rares compositeurs baroques à ne pas tomber dans l'oubli pour un moment, et sa musique resta jouée dans toute l'Europe après sa mort. Beethoven, qui l'admirait au-delà de tous, dit de lui : « C'est le plus grand compositeur qui ait jamais existé ; je voudrais m'agenouiller sur sa tombe ».

Composé en 1747, alors qu'Haendel a déjà une carrière et une renommée bien établies, l'oratorio Joshua retrace l'histoire biblique du chef des Enfants d'Israël et successeur de Moïse. Cet épisode épique de l'ancien testament suit les Israélites depuis leur passage du Jourdain jusqu'au pays de Caanan, avec de nombreux épisodes guerriers dont notamment la célèbre bataille de Jéricho. L'on y suit également une histoire d'amour fictive entre Achsah, fille de Caleb, et Othniel, un jeune soldat qui devra prouver sa vertu au combat.

Le rôle du chœur est prééminent dans cette œuvre, et l'orchestration riche atteste de la situation financière confortable d'Haendel à la fin de sa carrière. Quelques unes des pièces de cet oratorio connurent un succès immense à l'époque, à tel point qu'Haendel réutilisa certains chœurs pour d'autres de ses œuvres.

3 concerts :

  • Vendredi 9 novembre : église St Similien, Nantes - 21h
  • Samedi 10 novembre : en cours de programmation - 20h30
  • Dimanche 11 novembre : église St Gilles, Pornic - 16h

Le concert du 10 novembre sera au profit de l'association Électriciens sans frontières.

Tarifs : 12€ / 6€ / Gratuit -12 ans. Pas de réservation, billetterie sur place.

Mars 2019 : Une heure avec Telemann

Issu d'une famille aisée et cultivée de Magdebourg, Georg Philipp Telemann se révèle être un enfant prodige de la musique, bien que quasiment autodidacte tant il fut contrarié dans sa vocation musicale par sa famille. À l'âge de vingt ans, il maîtrise une dizaine d'instruments, et a déjà écrit des motets, des opéras, des musiques de scènes...

Il s'installe à Leipzig en 1701 et étudie le droit, et, sous la pression maternelle, s'engage à ne plus s'occuper de musique. Mais cette promesse ne tient guère longtemps, et Telemann se retrouve rapidement au cœur de la vie musicale de Leipzig : où il fonde un orchestre, écrit des cantates our les offices religieux, chante et joue à de nombreuses occasions. Son aura lui attire l'inimitié, voire la jalousie de Johann Kuhnau, le directeur musical municipal, qui lui reproche sa trop grande inclination vers la musique profane. Cette tension incite Telemann à quitter Leipzig, et il prend le poste de Kapellmeister à Sorau.

Dans les années qui suivent, Telemann occupe divers postes de prestiges à Sorau, Eisenach ou Francfort. Il compose de très nombreuses cantates profanes ou sacrées, des oratorios, de la musique de chambre ou pour orchestre, tout en occupant dirigeant plusieurs orchestres. Il se fixe enfin à Hambourg, après avoir refusé en 1722 le poste de Cantor de Leipzig (poste qui sera attribué à son ami Jean-Sébastien Bach, pour sa plus grande gloire).

Insatiable créateur, il compose notamment à Hambourg de nombreux opéras, et honore avec toujours autant de prodigalité ses autres engagements : Kapellmeister à Bayreuth, créateur et directeur d'une revue musicale, chef d'orchestre et bien d'autres encore. Homme très apprécié en Allemagne mais aussi en France, Telemann compose jusqu'à sa mort, à l'âge respectable de 86 ans, sans jamais se fermer aux influences et évolutions de la musique en Europe. Son catalogue compte près de 6000 œuvres, et continue d'être redécouvert encore de nos jours.

5 concerts :

  • Vendredi 22 mars : en cours de programmation
  • Samedi 23 mars : en cours de programmation
  • Dimanche 24 mars : en cours de programmation
  • Samedi 30 mars : en cours de programmation
  • Dimanche 31 mars : en cours de programmation

Tarifs : 12€ / 6€ / Gratuit -12 ans. Pas de réservation, billetterie sur place.